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Janvier 2011 - Nouveau : l’annuaire téléphonique 1907

Chers Abonnés,

Avant tout chose, l’équipe d’Ancestry.fr est heureuse de vous présenter ses meilleurs vœux pour cette année 2011 qui commence. Qu’elle vous soit féconde en découvertes, anecdotes, documents, archives inédites et contacts pour venir enrichir vos recherches ! Avec ce premier numéro 2011 de votre newsletter, Ancestry.fr introduit résolument la généalogie dans notre époque contemporaine en vous présentant des archives originales : l’annuaire téléphonique de l’année 1907 (France entière hormis l’Île-de-France) et l’annuaire téléphonique des Colonies (Maroc, Algérie) de 1935. Un temps où le téléphone était encore l’apanage des notables, des puissants et de l’avant-garde économique et intellectuelle, à qui l’idée de se mettre sur liste rouge ne serait alors jamais venu à l’esprit ! Côté pratique, nous découvrirons ensemble la nouvelle interface de navigation dans votre arbre généalogique, encore plus intuitive et plus efficace. Enfin la moisson de patronymes de notre étymologiste préféré est résolument champêtre ce mois-ci avec l’origine des Brunet, Drivet, Dupin, Fenard et Laplante.

Encore une fois bonne année, et excellentes recherches sur Ancestry.fr !


Annuaires téléphoniques 1907 (France métropolitaine) et 1935 (Colonies) : 149 470 « branchés » avant la lettre !

Á l’ère du portable et de l’Internet pour tous, comment imaginer un temps où le téléphone était encore un équipement réservé à l’élite ? C’est cette époque pas si lointaine que ressuscite pour Ancestry.fr dans cette collection établie à partir des travaux de notre partenaire l’association généalogie60. Cet index tiré de « L’Annuaire officiel des abonnés aux réseaux téléphoniques des départements » édité par le ministère des Travaux publics, des postes et des télégraphes, couvre l’ensemble du territoire (sauf la région Ile de France) pour l’année 1907. La collection comporte aussi l’index des annuaires de l’Algérie (département) et du Maroc (protectorat) pour 1935. En tout, un ensemble d’un peu moins de 150 000 noms représentant tout ce qui compte en France dans la première moitié du XXe siècle : une saisissante photographie de la Belle-Époque, riche en personnages de premier plan.

Un abonné pour 183 personnes en 1912
Alexander Graham Bell, inventeur du téléphone
Alexander Graham Bell (1847–1922), inventeur controversé du téléphone
Á l’époque de notre archive, les abonnés au téléphone sont encore bien peu nombreux en France. Malgré une mise en exploitation précoce (1879 - deux ans après les États-Unis, trois ans seulement après le dépôt du brevet par le canadien d’origine écossaise Graham Bell !), l’usage du téléphone s’est en effet très lentement démocratisé dans notre pays. En 1889, la France compte seulement 11 400 abonnés quand l’État décide de nationaliser le réseau jusqu’ici concédé au secteur privé. Avant 1897, les abonnés sont enregistrés par leur nom. Après cette date, il leur est attribué un numéro à cinq chiffres, et l’établissement d’un annuaire devient nécessaire.
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Dans cette édition


Le top 5 des bases

Le top 5 des bases de données françaises les plus consultées au cours du dernier trimestre sur Ancestry.fr :

  1. Arbres d’Ancestry
  2. Collection de Paris
  3. Armorial Général de France
  4. Collection de la Marne
  5. Collection de Saône-et-Loire

Le top 3 des bases

Les 3 dernières bases de données françaises lancées ou mises à jour sur Ancestry au cours des derniers mois :


Arbres en Ligne

Recherchez un ancêtre parmi nos 20 millions d’arbres généalogiques en ligne.
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Le téléphone, un « marqueur social »
Une opératrice de téléphone vers 1911
Une opératrice du téléphone vers 1911
En 1912 on ne compte encore dans notre pays qu’un abonné pour 183 personnes, contre 1 pour 71 en Grande-Bretagne et dans l’Empire allemand, et 1 pour 12 habitants aux États-Unis, qui concentre 8 des 12 millions de postes téléphoniques installés dans le monde ! En réalité, en ce début de XXe siècle le téléphone en France est à 90% à usage professionnel, et les rares installations particulières sont souvent le fait de personnages publics ou d’industriels qui entendent poursuivre leurs affaires depuis leur résidence secondaire. Quant au réseau interurbain, il est quasi-inexistant.

De la Grande Guerre aux Trente Glorieuse
Au déclenchement de la Grande Guerre, les communications entre le commandement et les unités réparties sur un front qui s’étend de la Suisse à la Mer du Nord sont plus que problématiques... Il faudra attendre l’après Seconde guerre mondiale pour que le téléphone devienne lentement un moyen de communication de masse. Un retard dû notamment à l’adoption tardive du téléphone automatique, pourtant expérimentée en France dès 1912. On devra encore longtemps passer par les « demoiselles du téléphone » pour joindre le 22 à Asnières ! En 1970, il n’y a toujours que 3 millions de particuliers abonnés en France...

Découvrez-vite l’annuaire téléphonique de 1907 »

La France de la « belle époque » au bout du fil : célébrités et personnalités
Edmond Rostand, écrivain
Edmond Rostand
Parmi les 149 470 noms de notre collection, nous rencontrons sans surprise nombre de personnages de premier plan, comme les futurs présidents de la République Raymond Poincaré, alors sénateur, qui répond au 14 à Sampigny (Meuse) et Paul Doumer, conseiller général d’Anizy-le-Château, dont le poste porte le n°13.

Du côté des Arts et des Lettres, on rencontre Edmond Rostand, le père de Cyrano de Bergerac (la pièce de théâtre et non le personnage historique !), retiré, malade, dans la villa Arnaga à Combo les Bains après l’immense succès de Cyrano de Bergerac.

L’avant-garde scientifique et économique est bien entendu de la partie : les frères Auguste et Louis Lumière, pionniers du cinéma, répondent à Lyon au n°19. Les établissements Michelin, qui ont développé l’usage du pneumatique dans l’automobile, ont deux lignes à Clermont-Ferrand, le 03 et le 22. Quant au pionnier de l’aviation Louis-Charles Bréguet, fondateur de la compagnie qui deviendra Air France en 1907, il est alors ingénieur dans l’usine familiale de Douai (Nord). Anecdote : c’est aussi l’aïeul de la comédienne Clémentine Célarié.

La sortie des usines Lumières 1895
la sortie des usines Lumière, 1895

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Pratique : votre Arbre Généalogique encore plus clair et plus accessible grâce à notre nouvelle interface de navigation

Pas de généalogie sans arbre généalogique ! Afin d’accroître encore votre confort de consultation et l’efficacité de votre site Ancestry.fr, nos équipes techniques ont mis au point une nouvelle interface de consultation de vos arbres généalogiques. Une nouvelle interface qui prend en compte certaines des suggestions de nos honorables abonnés, prouvant une fois de plus la réalité de notre communauté et l’avantage de l’échange de points de vues dans le domaine de la recherche.

Quoi de neuf avec cette nouvelle interface ?
Primo, la possibilité d’afficher plusieurs générations sur un seul et même écran, avec la possibilité de choisir

  • soit une consultation de type « tableau généalogique » (avec lecture de gauche à droite, les ascendants étant situés à gauche)

    Vue généalogique d’un arbre en ligne Ancestry

  • soit une consultation de type « famille » (avec lecture de haut en bas, les ascendants étant situés en haut de format).

    Vue famille d’un arbre en ligne Ancestry

Secundo, cette nouvelle interface intègre plusieurs outils pratiques :

  • la fonction zoom vous permet de vous recentrer sur telle ou telle partie de votre arbre, ou au contraire d’élargir le champ de vision pour une vue d’ensemble plus générale.

  • l’accès aux fiche individuelles de chaque personne dans votre arbre se fait par simple clic sur la vignette correspondante. De même, l’accès aux embranchements annexes (généalogie des conjoints, par exemple) se fait d’un simple clic sur le symbole de cet embranchement.

Découvrez vite notre nouvelle interface en ligne »



Pierre-Gabriel Gonzales nous dit tout sur les familles Brunet, Drivet, Dupin, Fenard et Laplante

Brunet
Forme d’un ancien surnom donné à un homme aux cheveux foncés ou à la peau mate (de l’ancien français brun, brunet, issu du latin brunus, « qui est couleur de châtaigne foncée tirant sur le noir »), comme dans : « Si surcilz sont brunets et petits ; Oncques nul hom plus bel ne vit... » (XIVe siècle) ou dans : «Qui est, fait elle, ung jeune chevalier brunet, qui porte ung tel escu ?» (Lancelot du Lac, XIIIe siècle). Fréquence et localisation : avec 12 865 foyers, soit environ 30 000 personnes, le patronyme Brunet occupe le 68e rang des noms les plus fréquents en France. Sa répartition géographique le montre présent sur l’ensemble du territoire, notamment dans l’Ouest et le Nord, avec une moindre densité au sud du Massif central et dans l’Est. Les lieux-dits «Brunet», «Le Brunet» ne manquent pas en France, souvent sous des formes composées, comme «Petit-Brunet», «Grand-Brunet», «Bois-Brunet», «Champs-Brunet», «Font-Brunet», etc. Ils évoquent parfois la présence de familles de ce nom ou dans la plupart des cas des endroits caractérisés par les couleurs brunes de la terre, des végétaux ou d’une source.

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Drivet
Deux pistes s’offrent à nous pour expliquer l’origine de ce patronyme. La première nous convie au long d’un cours d’eau avec une forme du patronyme Derivet, de Rivet, très rare en France, moins de dix foyers, par l’intermédiaire de la contraction «D(e)rivet», d’après le latin ripa, «bord», «côté» qui a donné l’ancien français rive, «langue de terre bordant une rivière». Seconde piste, l’ancien surnom de l’homme qui était originaire de « Drivet », de l’ancien français dreve, drive, « allée droite planté d’arbres alignés », comme dans : « On fait deux ponts de bois à la drive de Hammes » (XVIe siècle). Á rapprocher dans ce cas des noms de lieux-dits comme «Champ-Drivet», commune de Mâcot-la-Plagne en Savoie, «la Drivette», commune de Pierrelatte dans la Drôme ; «le Drivet», commune de Pomeys dans le Rhône, etc. Comme toujours, il est difficile aujourd’hui de déterminer avec certitude qui de l’homme ou du lieu a donné en premier son nom à l’autre... Fréquence et localisation : le nom de famille Drivet est porté de nos jours par 100 foyers en France avec un plus grand nombre de naissances au Bourget-du-Lac en Savoie entre 1891 et 1915 et une présence marquée dans ce même département et plus généralement en Rhône-Alpes, avec 35 foyers, et en Ile-de-France, avec 20 foyers. Forme proche : Drevet, patronyme porté par 1 260 foyers en France dont 750 en Rhône-Alpes (Loire, Rhône, Ain, etc.) avec un plus grand nombre de naissances entre 1891 et 1915 sur la commune de Saint-Étienne dans la Loire.

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Dupin
Ancien surnom donné à l’habitant d’une maison proche d’un pin de haute taille ou à la forme caractéristique, ou d’un lieu-dit situé près d’un bois de pins, d’après le latin pinus, «pin», issu du grec pit, «résine», conifère fréquent sur tout le pourtour de la Méditerranée. Comme dans : «et vit dune rachine issir Un petit pinel et saillir...» (XVIe siècle). S’accommodant d’un sol sablonneux, pierreux, plus sec qu’humide, le pin sylvestre est loin de refuser les pentes aux roches à découvert au long desquelles ses racines grosses comme des bras peuvent courir sur vingt ou trente mètres. Les lieux-dits «Du Pin» sont nombreux, environ 200 dans l’Ouest, le Sud-Ouest et le Sud-Est, tout comme les quarante lieux-dits «Dupin», plutôt présents dans le Sud-Ouest, avec quelques exemples en Poitou et en Bourgogne. Une nouvelle fois, il est difficile aujourd’hui de déterminer avec certitude qui de l’homme ou du lieu a donné en premier son nom à l’autre. Fréquence et localisation : le patronyme Dupin est porté par 3 160 foyers en France et se montre essentiellement fréquent dans le Sud-ouest, mais aussi dans tout l’Ouest, le bassin parisien et la région Rhône-Alpes. Formes patronymiques proches : Dupinay, 40 foyers en France et Dupinet, 50 foyers en France, présents en Rhône-Alpes, sans oublier les très rares Dupinier, Dupinyer, Dupiney, moins de dix foyers en France.

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Fenard
Nous sommes certainement en présence d’un ancien surnom de paysan devenu nom de famille à partir du XIIIe siècle mais dont la première trace écrite remonte au XIVe siècle. Les premiers Fenard ou Fénard exerçaient sans doute régulièrement l’activité de faneur, celui qui faisait la fenaison, puis par extension le « temps des moissons ». Du latin fenum, «foin» qui a donné fenare, «fâner» (dans le sens premier de « retourner un végétal fauché pour le faire sécher »). D’où le vieux français fenal, qui a « un rapport au foin » ou fenage, « obligation pour les paysans de faucher, de ramasser et de rentrer le foin du seigneur », comme dans cet extrait d’un dictionnaire ancien : “Les hommes qui doivent au marquiz le fainage de ses prez...» (XVe siècle). Á rapprocher des noms de lieux-dits comme «Étang-Fenard» (Indre), «Puy-Fenard» (Loire), «le Fenard» (Lot), «Fenard» (Manche), «le Fenard» (Saône-et-Loire), «Puy-Fénard» (Haute-Vienne)... qui signalaient des aires de battage. Le hameau nommé «La Fenardière» étant manifestement autrefois «le domaine d’un dénommé Fenard». Fréquence et localisation : le nom de famille Fenard, 160 foyers en France et et sa variante Fénard, 10 foyers en France, montre un plus grand nombre de naissances à Evry-le-Châtel dans l’Aube à la fin du XIXe siècle. Il est fréquent en Lorraine avec 40 foyers et en Ile-de-France, avec 10 foyers et à rapprocher des variantes Fenart, 90 foyers, Fénart, 40 foyers et Feneart, 25 foyers, tous trois très présents dans le Nord et le Pas-de-Calais, du wallon fènau, fènâ, «temps des moissons».

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Laplante
Ancien surnom de l’homme originaire de «la Plante», d’après bien évidemment des nombreux lieux-dits «Plante», «Les Plantes». Á signaler notamment une trentaine de «Laplante» en Aquitaine et environ 200 «La Plante» répartis entre Rhône-Alpes, Bourgogne, Lorraine, Auvergne, Poitou-Charentes, Aquitaine, Normandie, Centre, etc. Á leur origine, le latin plantare, «enfoncer ou tasser la terre avec le pied» qui a donné l’occitan plantada, “endroit nouvellement planté”, à rapprocher de l’ancien français plante, “plantation”, comme dans cet extrait d’un texte du Moyen âge : “Et se tient d’un cousté a la vigne de Guillaume Fromaget et de l’autre cousté à la plante novelle dau dit maistre Thomas”. (XVIe siècle). Fréquence et localisation : le nom de famille Laplante est représenté par 140 foyers en France dont 30 en Bourgogne, 30 en Ile-de-France, 10 en Aquitaine, 10 en Rhône-Alpes, etc. Pour l’anecdote rappelons que les anciens Romains se référaient à l’herbe (herba) et aux arbres (arbor). Ce n’est qu’au XIIIe siècle qu’Albert le Grand a inventé la notion de règne végétal dans sa globalité et choisi le mot plante pour désigner tous les végétaux de petite taille. Formes patronymiques proches : Plante (400 foyers), Plantin (530 foyers), Plantade (330 foyers) d’après un ancien surnom de paysan, de l’homme originaire d’un lieu-dit «Plante», «Plantin» ou «Plantade». Ces noms de petites localités sont à comprendre dans le sens premier de « domaine caractérisé par des buissons plantés au bord des fossés et destinés à soutenir les crêtes ».

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